Mode d’emploi pour chiffrer votre plan de formation

Septembre est la période où toutes les entreprises sont en train d’établir un chiffrage de leur plan de formation prévisionnel, pour bien respecter le calendrier des réunions de CE de la formation.

Or, la question nous est fréquemment posée de savoir comment il vaut mieux établir ce chiffrage.

En fait, il existe trois méthodes pour chiffrer un plan de formation :

  • Au réel

  • Par rapport aux historiques

  • Par masse

La première et la plus ardue consiste à fonctionner au réel et donc après avoir récupérer les besoins de formation de tous les collaborateurs et managers (individuels et collectifs) à chiffrer ligne par ligne le coût pédagogique de la formation et les autres coûts afférents. Pour connaître le prix des différentes formations, il s’agit alors de demander dès cette période des devis aux organismes de formation. Les avantages de cette technique sont que vous serez au plus proche de la réalité et que vous aurez bien avancé votre implantation du plan à venir. Il ne vous restera plus que les choix et les commandes à réaliser. Les inconvénients sont qu’elle est extrêmement consommatrice en temps et qu’elle limite la réalisation de sélection des prestataires par appel d’offre.

La deuxième technique est de partir de l’idée que beaucoup de formations seront reproduites à l’identique d’une année sur l’autre et que les plans de formation sont des continuités sur plusieurs années. Nous utiliserons alors les historiques du plan de formation passé tant pour les prix que pour établir les cibles et les effectifs à former. Le plan de formation prévisionnel obtenu sera donc une projection basé sur les données de l’année précédente. Il est possible de prendre en compte dans les projections des effets d’augmentation du personnel ou des prix (inflation). La principale opportunité de cette méthode est d’être plus facile à mettre en œuvre et de montrer que les plans de formation se réalisent sur plusieurs années. Par contre, les limites sont qu’elle est irréalisable si votre plan de formation connait de grandes évolutions et qu’elle est moins appréciée par les Instances Représentatives du Personnel, qui la trouve limitée en terme de visibilité.

Venons-en enfin à la troisième, qui est encore plus globale. Il s’agit en fonction de la stratégie de formation, de définir des grandes masses d’investissement et des effectifs très globaux pour montrer comment sera dépensé le plan de formation à venir. Les investissements seront également répartis par dispositifs de financement de la formation (Plan, DIF, période de professionnalisation, VAE, Bilan de compétences,…) Si cette méthode, plus facile et plus flexible, se rapproche beaucoup plus des réalités du terrain et des besoins managériaux, qui fait qu’il est difficile en novembre de l’année précédente de prévoir les besoins de l’année à venir, elle est cependant souvent décriée par les CE, qui estiment qu’elle est trop générale et ne laisse pas entrevoir aux élus les besoins exprimés par les collaborateurs.

Il n’en reste pas moins qu’au titre du droit de la formation les entreprises peuvent aujourd’hui choisir l’une ou l’autre des méthodes. Chaque entreprise se doit donc de définir son processus de chiffrage du plan de formation en fonction de son organisation, de ses besoins, des exigences de ces différents acteurs et des relations sociales existantes dans l’entreprise.

Vous souhaitez plus d’information sur le sujet ou vous avez besoin d’accompagnement pour établir votre chiffrage, contactez-nous vite par mail commercial@alithia.fr ou par téléphone 01 69 95 34 77.